C'est incroyable cette duplicité esthétique de la pluie.
Lorsque vous êtes dans la rue, que vous sortez de cours et comprenez que votre parapluie est sagement accroché dans votre appartement, vous pestez. Et
oui, vous êtes tête en l'air, et ne regardez pas la météo, car il n'y a plus que les vieux qui ne sortent jamais qui se soucient de la météo.
Et là, il faut faire face à la cruauté climatique, garder la tête haute ( ou pas) face au déluge qui tombe. Certes, les trottoirs sont plus jolis. Mais
vous vous allez prendre cher.
Je vous raconte cela sans l'avoir subi récemment en plus. Il faut croire que reste imprimée en moi le mal-être des instants où je fus soumis à la Question pluvieuse.
Puis il y a la belle pluie. Celle que l'on observe ravager le boulevard Saint Germain à travers le velux de son appartement. Celle qui sème la panique
rue Saint Guillaume et qui vous fait rire, protégé dans la bibliothèque ( ou un amphi soporifique). 
"Guardare ogni giorno...se piove o c'è il sole...per saper' se domani se vive o si muore.. è un bel giorno dire basta e andare
via... ciao amore ciao amore ciao amore ciao. Andare via lontano, cercare un altro mondo.. "
Par Vassily Koizumi
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Dimanche 22 novembre 2009
Il fait un temps déprimant à Amiens. Pluie soutenue, les vitres couvertes de buée. Chez mon père, ma chambre a changé de lumière. On est
passés d'un blanc-jaune euphorisant au blanc-gris si triste.
J'ai tendance à penser à la mort en ce moment. Ne vous inquiétez pas, rien de suicidaire. Je me dis juste que dans ma vie, c'est rare qu'elle me fiche la paix si longtemps. Se pose donc
cette question : comment est-ce-que je veux mourir ? Les débats sur la fin de vie reprennent en ce moment, avec les manifestations devant le parlement. Ces questions me mettent assez mal à l'aise.
Quand on ne connaît pas la gériatrie et la gérontologie, on donne un point de vue moral, voire puritain, et on se dit qu'on ne peut pas accepter l'euthanasie, pas tolérer la vie de vie déclenchée.
Lorsqu'on arpente les couloirs des services de gériatrie, on relativie l'expression " c'est beau la vie". C'est juste inoui le dévouement des personnels médicaux face à des êtres qui ne sont
plus que l'ombre de ce qu'ils étaient. A ce sujet, on y pense rarement... mais Arial Sharon est toujours en vie. Coma artificiel en somme. Aucun leader ne peut prendre la décision politique de le
laisser aller vers la mort. le "tank" est toujours entre la vie et la mort.
Je me suis dit que ça pourrait toujours servir de faire un testament. D'un côté, à 20 ans c'est glauque. En même temps, en cas d'accident d'avion, de voiture ou autres, ça règle bien des problèmes.
Tant d'hommes s'humilient dans des bisbilles d'héritage.
Une amie de ma mère est décédée cet été. Dès ma naissance, elle a toujours été là pour moi. Etant en Italie, je n'ai hélas pas pu aller à ses funérailles. C'est une histoire incroyable que je m'en
vais vous conter.
Elle a épousé un homme il y a 25 ans. Elle l'a ensuite quitté, se rendant compte qu'il était profondément mauvais. Ensuite, ma mère a vécu avec cet homme et a élevé en partie la fille et le fils de
cette dame, en étant leur belle-mère. Lorsqu'à son tour elle a quitté cet homme, elle s'est rapprochée de sa compagne d'infortune. Les deux femmes sont devenues d'excellentes amies pendant plus de
vingt ans. L'amie de ma mère s'est remariée. A son décès, elle a légué ses biens à ses deux enfants au détriment de son second mari, charmant mais pique-assiette. Il a attaqué le testament et est
en guerre avec les enfants de sa défunte femme, qu'il n'a pas tardé à remplacer. Je ne suis pas spécialement puritain, mais moralement je suis profondément choqué. Profondément dans le sens où cela
me fait réfléchir sur la force de la filiation, des unions et de la difficulté du vivre-ensemble.
Cette dame était infirmière de nuit. Elle a affronté ce qu'une femme doit hélas parfois affronter, et qui est l'épreuve de sa vie : le cancer du sein. Malgré sa force et son courage, elle a perdu
la bataille.
C'est une maladie qui touche énormément de gens en fin de compte. Au delà des malades, c'est toute la famille et l'entourage qui vit une épreuve. Mes quatre grand-parents en sont décédés, j'ai
parfois tendance à me dire que je suis génétiquement condamné.
Les " grands " ont toujours tendance à dire que les jeunes n'ont pas conscience du temps qui passe, du vieillissement et de ce qu'il y a au bout du parcours. J'ai toujours eu l'impression inverse.
Les grains du sablier s'écoulent peu à peu, nous le savons bien, nous ne savons même que cela. Voila la frénésie de la jeunesse : savoir que le temps passe, qu'il ne se rattrape pas. Il nous faut
donc profiter de cet instant qu'est la jeunesse pour réaliser nos rêves.
Alors je vais faire le donneur de leçons. A moi-même aussi, ce n'est pas comme si je ne le méritais pas. Arrêtez de vous demander si ce que vous
faites est bien ou mal. A long terme, les répercussions de nos choix ne peuvent contredire notre destin. Faites-le parce que vous en avez envie. Faites-le parce que plus jamais dans votre vie vous
ne pourrez le faire. Faites-le parce que si vous ne le faites pas à 20 ans, vous ne le ferez-jamais.
Arrêtez de penser aux démons du passé, à ceux qui vont on séduit(e) et sont partis. Je passe mon temps à ça, ne suivez pas mon modèle. Allons de l'avant.

Il fait déja plus beau à Amiens, la lumière bleutée pénêtre de nouveau dans mon logis. Come on let's go.
Par Vassily Koizumi
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Dimanche 22 novembre 2009
Dimanche matin. Une fois de plus, il m'a fallu mettre le réveil. 9heures de sommeil, pas mal quand même.
Je n'aime définitivement pas les dissertations. A Sciences Po, je n'ai jamais réussi à avoir la moyenne à cet exercice. Et rebelote en 2A en science
politique.
D'ailleurs c'est juste soporifique la science politique. Je suis comme Louise, je me suis lançé à fond dedans pour voir que JAMAIS je n'en ferai mon métier. Le droit me manque. En droit on blablate
pas.
Je commence à bien me gauchiser aussi. Evidemment en famille je ferme ma gueule, sinon je vais me faire lyncher.
Novembre c'est abominable. Mais décembre ça va être l'abomination de la désolation aussi. Trop de travail bordel. Vive l'esclavage. Vive la bibliothèque.
Je recommence à planifier mon emploi du temps à l'heure près pour garantir le quota d'heures de travail. ça promet. Samedi....galop de science politique....c'est mon maître de conférence qui fait
le sujet.... je suis techniquement dans la merde.
Par contre, l'histoire du nazisme c'est toujours aussi fun. Heureusement, sinon je déchanterais encore plus. Le prof m'a ajouté sur facebook, top délire.
Je continue à approfondir mes recherches sur le nazisme en Hongrie. Ce qui est problématique, c'est que j'ai tendance à me focaliser sur la période d'Après guerre et aujourd'hui. Il faut que je
corrige ce biais d'analyse. Et vous, vous avez quoi comme énormes devoirs à faire ?
Yeah-vôtre.
Par Vassily Koizumi
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Mercredi 18 novembre 2009
C'est rare que je fasse cela, mais je vais publier un lien vers rue89 sur mon blog. En général j'essaie d'être léger, mais ce que je viens de lire est
juste révoltant. :
elle est belle la police de la ville de Copé. Pourquoi chaque jour je trouve des motifs de me plaindre de la " France d'après ? "
" On traite des êtres humains comme des bêtes, c'est un véritable scandale. Je ne dis pas cela pour moi : même si ce traitement s'applique au pire des bandits, il ne mérite pas cela. La pire
des ordures reste un être humain."
Par Vassily Koizumi
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